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Au premier regard, elle ne me plait pas. Et puis je commence à la regarder bougée, a la voir faire des choses, a observer les traits de son visage. Je la regarde écrire sur un cahier posé sur cette petite table. Elle songe, soupire, s'ennuie.
Je me mets à sa place, j'essaye de voir comment est sa vie, j'essaye de ressentir ce qu'elle peut ressentir au quotidien. Je la regarde, elle lève les yeux et nos regards se croisent alors je baisse les yeux pour ne pas qu'elle remarque que je l'observe.
Elle se remet à écrire et je me remets à sa place.
Elle doit se dire : «Il m'a regardé, pourquoi moi, je ne suis pas belle, je ne suis pas attirante, alors pourquoi m'a t'il regardé ?»
Elle se plonge de plus belle dans ces devoirs. Elle a les cheveux longs, lisses, ils cachent [c=#ff0099]partiellement son visage, elle passe sa main dedans et me laisse entrevoir le lobe de son oreille et la courbe de son cou. Je l'observe et la trouve de plus en plus belle.
Elle n'est pas fine mais n 'est pas ronde non plus, elle porte un chemisier blanc qui a le pouvoir d'illuminer son visage.
Je l'observe, j'aime ses manières, j'aimerais entendre sa voix....
Elle quitte ses cahiers et regarde par la vitre. Dehors tout est en mouvance, tout est flou. Elle se remet à travailler dans ce petit espace qu'elle s'est approprier le temps du voyage, car elle est à l étroit. A sa droite un homme dort, en face il y a deux autres hommes et entre elle et eux cette petite table.
.....J'arête d'écrire pour la regarder longuement....
J'observe les détailles de son visage, de sa main qu'elle a portée à sa bouche, je descends sur son cou, sur son torse, je le vois bouger, elle respire, je respire avec elle, mon c½ur s'emballe. Je ne voie plus les défauts qui ne me plaisaient pas au début, certains disparaissent d'autre se transforment et deviennent charmants a mes yeux.....
Dans quelques minutes je ne verrais plus cette jeune fille, je ne la reverrais sans doute jamais, ainsi va la vie, je l aurais observé durant près d'une heure j aurais eu une envie folle d'aller lui parler, de lui glisser un doux baiser sur la joue, de caresser son cou, de sentir le parfum de sa peau, de fouler de mes doigts le tissu recouvrant sa poitrine, de passer à mon tour ma main dans ses cheveux, j aurais eu envie de tout sa sans le faire. Je ne connais même pas son prénom.
Par la vitre le paysage défile de moins en moins vite, il sera bientôt immobile. Je vais bientôt quitter ma place, je la regarde encore pour graver dans ma tête son image.
Elle a l'air pensive et c'est cette image qui me restera d'elle. Je me mets à regardé aux alentours. J'avais oublié tous ses gens qui sont assis, je ne voyais qu'elle, jeune fille mal dans sa peau, ne se trouvant sans doute aucun charme...mais un jour, le jour ou j'ai écrit ses lignes, elle a été le temps d'un voyage, belle a mes yeux.
Le décor s'immobilise, les gens se lèvent, elle, reste assise, moi aussi. Ils passent dans l'allée entre elle et moi, je ne la voie que par intermittence. Je me lève à mon tour et empreinte l'allée. Je passe a coté d'elle, je la quitte des yeux et sort du train.
Ainsi se termine ce voyage reliant Versailles à Chartres. L'image de cette fille pensive restera dans ma mémoire pour longtemps, cette fille dont je ne connais même pas le prénom.
A cette inconnue....
Jimmy Marais
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...."clique"
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